RMM, visibilité du parc et petit angle mort côté licences
Quand on parle de cybersécurité, on pense souvent EDR, MFA, sauvegardes, durcissement système ou sensibilisation utilisateur. Pourtant, un sujet beaucoup plus discret mérite aussi toute notre attention : la visibilité opérationnelle sur le parc informatique.
Dans ce contexte, l’usage d’un RMM devient rapidement indispensable. Un outil de Remote Monitoring and Management permet de centraliser l’état des postes, serveurs, alertes, correctifs, agents installés, scripts, inventaires matériels et logiciels. En clair, il donne une vision structurée de ce qui se passe réellement sur le terrain.
C’est dans cette logique que j’ai intégré NinjaOne dans mon environnement.
L’outil répond très bien au besoin principal : superviser, administrer et fiabiliser la gestion du parc. Mais en l’utilisant au quotidien, j’ai identifié un point qui m’a surpris : depuis mon tableau de bord, je ne disposais pas d’une vue simple et directe pour suivre précisément ma consommation de licences.
Simple oubli fonctionnel ? Choix produit ? Volonté commerciale de laisser le client consommer, puis d’ajuster ensuite en cas de dépassement ? Difficile de trancher.
La réponse obtenue était globalement la suivante : continuez à utiliser la solution, et en cas de dépassement, une proposition commerciale vous sera faite.
D’un point de vue gestion IT, ce n’est pas totalement satisfaisant. Quand on pilote un parc, surtout dans une logique cybersécurité, on cherche à maîtriser les usages, les coûts, les écarts et les dérives. Une licence consommée sans suivi, c’est rarement critique à l’unité, mais c’est exactement le genre de détail qui peut révéler un manque de gouvernance.
J’ai donc cherché une méthode pour suivre moi-même cette consommation, sans attendre qu’un dépassement soit constaté côté éditeur.
Et j’ai trouvé une petite combine.
Rien de révolutionnaire, rien de prétentieux, mais une astuce pratique que je n’ai pas vraiment vue documentée ailleurs. Elle permet d’obtenir une meilleure visibilité sur la consommation réelle, avec les moyens disponibles dans l’outil.
Je vous la partage donc ici, simplement, parce que ce type de détail peut aider d’autres administrateurs, responsables IT ou prestataires à mieux piloter leur environnement.
Ce n’est pas uniquement une question de licences. C’est aussi une question de posture : en cybersécurité comme en exploitation, ce que l’on ne mesure pas finit souvent par nous échapper.
Et parfois, améliorer sa cybersécurité commence par un simple réflexe : regarder plus finement ce que l’on consomme, ce que l’on supervise, et ce que l’on croit maîtriser.
Tutoriel
- Creer un groupe d’élements dynamique
Créer un groupe d’éléments depuis l’onglet « Appareils ».
Sélectionnez ensuite tous les types d’éléments correspondant à une licence. Dans cet exemple : PC, Mac et Linux.
Une fois ces types sélectionnés, l’ensemble des équipements concernés apparaîtra dans le groupe.
Pas d’inquiétude : le filtre est dynamique. Vous pourrez donc revenir dessus ultérieurement pour l’ajuster si nécessaire.
Puis sauvegarder le groupe par exemple ici : « RMM – Liste ordinateurs et serveurs »
- Gestions des licences
Dans l’onglet « Gestions des licences » nous allons créer la licence « NINJA RMM » (le nom n’a pas d’importance vous pourrez ajuster plus tard.
Entrez le nom de la licence dans mon cas : « Ninja RMM Advanced Pro »
Très important le type de licence doit-être : « Par appareil (automatique) »
Cela va permettre de debloquer l’onglet « Attribution »
Dans cet onglet.
Dans le menu déroulant sélectionnez : « Groupes d’appareils »
A ce moment il faudra renseigner le nom du groupe fait a l’étape 1.
- Rendu final

Pour les plus prudents d’entre vous, pas d’inquiétude : vous pouvez recommencer cette manipulation autant de fois que nécessaire. Elle n’agit pas directement sur vos machines et ne modifie pas leur configuration.
Vous pouvez également commencer avec une population plus réduite de postes lors de l’étape 1, afin de valider tranquillement le comportement du filtre et le résultat obtenu.
L’objectif reste simple : mieux comprendre ce que l’on consomme, mieux suivre ce que l’on administre, et éviter de découvrir trop tard un écart qui aurait pu être anticipé.
Comme souvent en cybersécurité, ce sont les petits contrôles réguliers qui finissent par faire une vraie différence.